lundi, 11 mai 2009
Chronique 1
Chronique d'un système avorté
On fait partie d'une génération particulière. Il suffit de taper un nom et un prénom dans la bonne case pour que le site bleu nous ramène dix ans en arrière. Hier, après presque un an d'utilisation quotidienne, j'ai découvert la magie de Facebook. J'ai retrouvé mon grand amour d'enfance, vous savez, l'amour qui nous fait tenir la main dans les rangs même quand la maîtresse ne nous l'obligeait pas, celui qui nous faisait asseoir côte à côte et dessiner des cœurs sur les ardoises au lieu des lignes d'écritures. Partager son goûter à la récréation. La préférer aux autres parce que c'était elle qui avait les cheveux les plus longs et qui vous gardait toujours un chewing-gum.
Puis un jour, vers huit ou neuf ans elle s'en va. Symptôme courant : le déménagement. La famille quitte les HLM pour partir dix kilomètres plus loin. Sauf qu'à huit ans, hormis l'aire de jeux du quartier et la maison des grands-parents, tu ne connais pas grand chose. Alors tu la perds de vue. Et comme tu es jeune, tu t'en remets vite.
Il m'aura fallu presque treize ans pour revoir son visage. Ailleurs que sur les photos de classe (grande invention qui provoque bien souvent des fous rires).
Et là, c'est le drame.
Je passerai outre les diverses couches de maquillage, ou bien le décoloré blond que même Ophélie Winter ou Loana n'ont pas osé essayer. Je ne m'attarderai pas sur les sourcils un brin trop épilés, si bien que l'on peut se demander s'ils ne sont pas également maquillés. Je ne retiendrai que furtivement l'ensemble vestimentaire. On a tous eu des périodes de mauvais goût après tout. Au risque de paraître superficiel, je vais m'attarder sur la silhouette. Le poids. N'ayons pas peur des mots : la grosseur. Alors, évidemment, à vingt-et-un ans, on n'a pas le même corps qu'à huit. Surtout une fille. Mais comment la puberté réussit-t-elle à faire des ravages si importants ? Le petit nez et le regard plissé sont à peine reconnaissables entourés par la graisse qui lui mange le visage. Même le haut noir ne réussit pas à masquer les imperfections : ça déborde de tous les côtés. Il m'en faut pour être étonné voire choqué mais j'avoue que ma main se trouvait devant ma bouche et que mes yeux étaient écarquillés la plupart du temps devant un tel spectacle.
Un regard furtif vers la date de naissance pour m'assurer qu'il ne s'agit pas d'un homonyme particulièrement ressemblant. La seconde d'espoir s'est envolée. Un autre regard vers le statut qui indique, sans surprise aucune, célibataire. Puis je retourne sur mon profil, consulte mes clichés les plus récents. Et je renonce à actualiser mes informations personnelles. Personne n'a à savoir que moi aussi, malgré tout, je suis célibataire. La vie est injuste. Je suis toujours autant superficiel et Facebook vient de gâcher l'un de mes plus beaux souvenirs d'enfance.
On fait partie d'une génération particulière, mais pas privilégiée.
11:15 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : facebook, maïté, baleine, déception, abstinence sexuelle après choc psychologique
mardi, 24 février 2009
Journée typique
Elle se regarda dans le miroir, renonça à enlever le peu de maquillage qui lui restait de sa longue journée. Elle sourit, éteignit la lumière, se dit que la vie était belle, puis alla se coucher. Pour ne plus se réveiller.
00:08 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
vendredi, 30 janvier 2009
Hier encore, j'avais vingt ans
Samedi 23 juin 2018, Aubagne en Provence
- Papa, viens, c'est par là !
- Ne cours pas si vite, tu risques de tomber.
C'était le troisième jour de l'été mais le brouillard était tombé rapidement cet après-midi là. La saison estivale ne serait pas bonne cette année là.
- On y est papa.
- Je sais ma chérie, je sais. Tu sais, je viens ici chaque année.
- Moi je viens avec mémé Renée des fois quand je suis en vacances.
L'homme souriait. Il regarda la plaque devant lui et s'agenouilla devant. Il prit la fillette dans ses bras, lui retira la mèche blonde qui tombait sur ses yeux et lui déposa un baiser sur la joue.
- Tu sais, aujourd'hui est un jour spécial pour toute la famille. On est tous un peu tristes, car on pense à lui.
La fillette souriait et arrachait les pétales d'une marguerite.
- Comment il était ?
- Très gentil... Et il nous faisait rire aussi. Beaucoup. Même quand il rouspétait on savait qu'il était content que l'on soit avec lui. Tu l'aurais beaucoup aimé.
- Il est où maintenant pépé Ange ?
- Lui seul le sait. Qui sait, peut-être nous regarde-t-il en ce moment.
- Alors si je lui envoie un bisou il le recevra ?
- Peut-être, je ne sais pas, tu peux essayer...
La fillette déposa un bisou sur sa main qu'elle appuya ensuite contre la plaque qui portait le nom de son arrière-grand-père.
- Ou bien peut-être qu'il cuisine. Tu sais, il adorait cuisiner. Surtout les alouettes... Il est sûrement en train de nous préparer un plat pour qu'on puisse passer à table dès qu'on le rejoindra.
L'homme avait le regard lointain, plongé dans ses souvenirs.
- Je peux lui donner la fleur ?
La voix fluette le fit sursauter.
- Oui, tiens, mets-la dans le vase mais fais attention.
Elle retira les roses fanées par les jours et les déposa dans la main de son père. Elle mit ensuite la fleur dans le vase.
- Je les gouterai quand les alouettes de pépé Ange ?
L'homme se releva, prit la main de sa fille et tous deux s'éloignèrent lentement.
- Le plus tard possible ma chérie, le plus tard possible...
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lundi, 11 août 2008
Aller à l'essentiel
LE PREMIER JOUR DU RESTE DE TA VIE Un film de Rémi Bezançon Réalisation : 2007 Actuellement en salles
23:20 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
vendredi, 11 juillet 2008
Bus Stop
00:37 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
lundi, 30 juin 2008
Bonjour !
13:40 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
jeudi, 29 mai 2008
Je suis un coupable corrompu...
21:35 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
vendredi, 18 avril 2008
Histoire vraie
Alors que notre salive se mélangeait et que nos langues se caressaient (la tienne à un rythme un peu élevé pour tout dire), je cherchais dans mes souvenirs ce que me rappelait l'odeur qu'emmenait tes soupirs effrénés. Mes pensées se baladant au fil des années passées et des corps visités, ta bouche descendait le long de mon torse que je n’épilerai pas cet été. A la recherche de ce que cette réminiscence cachait, je revis alors tous ces visages purs et souriants. Combien d’âmes touchées ? Je ne me rendais pas compte qu’en même temps, tes mains toutes fines, sur lesquelles tes deux index portaient une bague à pierre rugueuse qui m’ont laissé des traces sur la peau, se baladaient le long de mon corps apparemment nu. Mais peu importait, je cherchais toujours dans mes souvenirs quelle pouvait être cette odeur, pas désagréable au demeurant, mais tellement particulière. Au moment où ta tête disparut de mon champ de vision pour aller se poser plus bas sur mon anatomie, le flash apparut. Et c’est là que, vite, effrayé, le corps en sueur, en courant, je suis parti.
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samedi, 05 avril 2008
The fear ? Yes, the Fear !
22:36 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
dimanche, 30 mars 2008
Si aujourd'hui la terre...
22:09 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
samedi, 22 mars 2008
My Name Is
18:55 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
lundi, 17 mars 2008
C'est un garçon qui souffre...
21:21 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
samedi, 08 mars 2008
Fields of Gold
e=mc², mon amour
Voici un bien long moment que je n’avais plus donné de mes nouvelles. De nombreux changements récemment, un nouvel ordi qui tiendra, je l’espère, mon troisième semestre en poche malgré une quantité de travail proche du néant, la perte d’un être cher et le retour imminent d’une amie qui nous avait laissés le cœur à la dérive. Un solde bancaire près du rouge pour tout vous dire...
Je n’exagérerai pas en affirmant que e=mc², mon amour de Patrick Cauvin fait partie de ces livres dont je souhaite qu’ils ne se fussent jamais terminé. J’avoue l’avoir lu une bonne vingtaine de fois sans pousser ni forcer. Il m’arrive parfois de prendre le bouquin, d’ouvrir une page au hasard et de commencer la lecture dès lors, pour toujours arriver à cette fin magique et prenante mais si cruelle à la fois. J’aime dans le livre de Cauvin tous ces petits détails que je ne comprenais pas lors de la première lecture, et qui sont tellement nombreux qu’on en découvre de nouveaux à chaque relecture. Et puis si vivre l’amour de sa vie à onze ans était un jeu, j’aurais tellement voulu y jouer. J’aime dans le roman de Cauvin toutes ces références au cinéma qui me passionne. Puis l’humour dont il nous inonde. Compter les frites de votre menu BigMac de chez McDo vous semblera un jeu tellement amusant lorsque vous penserez à M. Bridoux.
J’aime la fac de lettres d’Aix-en-Provence. Et puis je me plains souvent de ce parcours que j’ai choisi, mais au fond j’aime bien les langues étrangères appliquées, même si les périodes d’examen sont lourdes psychologiquement pour quelqu’un qui comme moi ne supporte pas l’échec. J’aime avoir rencontré quelques personnes que je n’oublierai pas. Puis j’aimerais bien boire un thé au citron de la cafétéria avec elle, même si je dois monter six étages à pieds pour cela.
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dimanche, 17 février 2008
Can I reach you ?
00:33 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
jeudi, 14 février 2008
Holiday !
Catch me if you can, I may be waiting for you...
18:17 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note